Casse-Tête Chinois

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Mercredi 4 décembre, j’ai été squatter les fauteuils rouges pour découvrir l’histoire du troisième volet tant attendu de la trilogie générationnelle de Cedric Klapisch.

Je préfère vous le dire avant, je ne suis pas certaine qu’on puisse apprécier pleinement Casse-tête chinois sans avoir vu ses deux grands frères. Je vous conseille vraiment de regarder les deux premiers opus avant de vous précipiter voir le troisième. Tout d’abord parce que le film est truffé de références aux deux autres mais aussi et surtout parce que ce film fonctionne beaucoup à l’affectif et sonne comme la continuité de la vie des personnages que nous avions tant aimé 11 ans auparavant!

2002, c’était le temps de l’Auberge Espagnole, devenu un classique instantané pour une génération dont je fais parti qui s’est instantanément reconnue dans la figure de l’anti-héros Xavier, incarné par le génial Romain Duris. Ses relations amoureuses tumultueuses, les voyages, les études, la fête et les trop nombreux questionnements intérieurs qui font tellement échos à notre propre vie.

2005, nous accompagnons Xavier une fois de plus dans ce dédale compliqué qu’est la vie, sans vraiment nous trouver. Sauf qu’à force d’ouvrir une par une Les Poupées Russes qui défilaient devant lui, Xavier a réussi à trouver l’amour avec Wendy.
Désormais, Xavier et Wendy se cassent la tête pour gérer leur nouveau quotidien de parents séparés à New York.

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4 Bonnes raisons d’aller voir Casse-tête Chinois :

1. Pour le virus du voyage

A l’heure de la mondialisation, où les frontières n’existent plus et où tout en possible, on se plait à s’imaginer, comme notre anti-héros, tout plaquer pour s’expatrier à New York. Ville pleine d’énergie et toujours dans une dynamique novatrice enchanteresque. On aime l’oeil artistique de Cédric Klapisch. Le réalisateur regarde la ville autrement, avec talent. Quand il filme les murs de New York, ils n’ont rien à voir avec les buildings bodybuildés des séries américaines. Ils auraient plutôt les couleurs de ceux de Barcelone. On aime le style bohème et poétique propre aux films de Klapisch peut importe le continent!

(J’en profite pour vous annoncer que je reviens moi même de N-Y ou j’ai eu la chance inouïe de séjourner 8 jours en novembre et que je suis en train de vous concocter un petit carnet de voyage spécial sur cette ville complètement dingue!!!)

2. Pour retrouver cette famille qui nous avait manqué

Comme une madeleine de Proust, on avait hâte de retrouver Xavier, Wendy, Isabelle et Martine qui 20 ans après se posent toujours les mêmes questions existentielles. On se dit que finalement les choses ne changent pas tant que ça, la vie est compliquée certes mais c’est ce que l’on aime aussi! Dans Casse-tête Chinois, Klapisch se plait à injecter habillement des références aux deux autres films. On retrouve ainsi les courses folles de Xavier à travers la ville, après une fille dans Les poupées Russes ou pour sauver un de ses potes du pétrin dans L’Auberge espagnole et ou Casse-tête Chinois. Quand les acteurs font même directement référence à leurs souvenirs « Tu te rappelles à Barcelone… » on se dit que l’on fait vraiment partie de cette attachante fratrie.

3. Pour la poésie injectée dans le quotidien

Casse-tête chinois traite du quotidien. de la vie. des choix auxquels nous sommes confrontés pour avancer d’un point A à un point B… Le film exploite des sujets de société qui nous concernent tous comme l’expatriation, l’obtention d’une citoyenneté étrangère, la PMA pour les parents homos ou les familles décomposées.

4. Pour la bande originale

Parce que Cédric Klapisch reste fidèle à ses débuts, la BO est signée, pour la troisième fois, par Kraked Unit. Par moments, ça sonne comme du C2C et c’est une tuerie!

Le making of de Casse-Tête Chinois : http://www.youtube.com/watch?v=OZSmFPrwQu4

Présentation du film par Romain Duris : //www.youtube.com/watch?v=fEqdAw4G9-A

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